Raymond Ostertag

Blog de Raymond Ostertag

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samedi 5 novembre 2005

La petite robe bleue

La petite robe bleue, « Das blaue Kleid » en allemand, est un livre de Doris Dörrie une allemande née en 1955 à Hannovre et compagne de Win Wenders, écrivain ou cinéaste selon ses envies cette artiste moderne est assez prolifique dans la culture d'outre-rhin. Le livre relate le retour difficile à la vie normale de deux jeunes veufs que la vie a frappé durement, l'un est un homme homosexuel qui a vu son compagnon disparaître du sida et l'autre est une femme hétérosexuelle qui a vu son mari se faire mortellement renverser par une voiture à Bali. Leurs veuvages difficiles va les rapprocher un temps et les aider à sortir de la spirale de la dépression pour les ramener pas à pas vers un nouveau printemps de leurs vies respectives. Un livre qui nous rappelle que les coups durs de la vie ne durent qu'un temps, et même si parfois ils ne cicatrisent jamais une nouvelle vie s'ouvre toujours après la destruction d'une autre.

mercredi 2 novembre 2005

Les yeux de Kumari

N'êtes vous pas fasciné par la profondeur et la beauté de ce regard ? Sans aucun doute car ce sont ceux d'une déesse vivante ou Kumari au Népal. La coutume de ce pays veut que l'on choisisse à l'âge de 4 ans une jeune fille jugée suffisamment pure pour être habitée par l'âme d'une déesse. Ce sont sur un ensemble de critères de perfection que sont choisies les Kumari. Attention toutefois à la moindre imperfection visible la jeune fille est jugée trop impure pour recevoir l'âme de la déesse et elle est remplacée par une nouvelle Kumari. Une fois les jeunes filles adolescentes les inévitables règles les condamnent à l'impureté et à la fin de leur vie de Kumari. Entre temps elles vivent dans une maison toute dédiée à leur attention, avec des serviteurs et professeurs particuliers qui se chargent d'élever et d'instruire la jeune fille. Elle ne sort qu'une fois par an de la maison pour une magnifique procession où mise sur un char et parée comme une déesse elle fait la joie des habitants de Katmandou. C'est l'occasion de la photographier car en dehors de la procession les photographies sont strictement interdites. Notez le contour des yeux marqué d'un superbe noir qui donne tant de profondeur à son regard, il s'agit en fait d'un artifice pour éloigner les démons ! Pendant toutes ces années que la jeune fille reste enfermée dans sa maison, les parents en profitent pour accumuler les dons et l'argent coule à flot dans la famille de la Kumari. Comble de l'ingratitude des népalais envers leur Kumari adorée, le mythe veut que celui qui épouse une Kumari mourra jeune, d'où la difficile reconversion de nos déesse vivantes malgré-elles.

Encore des coutumes difficiles à comprendre du coté de chez nous !