Raymond Ostertag

Blog de Raymond Ostertag

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vendredi 23 décembre 2005

Le logiciel libre, une force politique ?

Jusqu'à présent je n'avais pas communiqué sur la loi DADVSI dont tout le logiciel libre parle en ce moment. Au début je me suis dit « chouette une loi contre la libre circulation des fichiers piratés, voilà qui va aider à la diffusion du logiciel libre » puis rapidement les sonnettes d'alarme ont retenti de partout. En cette période chargée des fêtes j'ai eu du mal à me faire une opinion sur les dangers réels de la loi, et c'est d'ailleurs ce qui a probablement été son point le plus critiqué : tenter d'imposer un loi mal ficelée en procédure d'urgence durant une période festive (avouons que c'est plus que louche) ! Reste que le logiciel libre a eu une part prépondérante dans le report de l'examen de cette loi à une date ultérieure, on les a vu se mobiliser, parfois avec l'excès qui caractérise encore de nos jours les fans du LL, communiquer, emmener avec eux d'autres corporations, et finalement... convaincre. Il y a fort à parier que la leçon sera retenue par le gouvernement qui la prochaine fois y regardera certainement à deux fois avant de proposer une loi liberticide. Après le tour de force des brevets logiciels on peut dire que le logiciel libre est devenu une force d'action politique !

Autour de moi l'attitude des gens a changé. Il est bien loin le temps où lorsque je parlais de Linux et logiciels libres on me regardait avec des yeux ébahis de merlans frits. « T'as pas Word et Outlook, tu ne peux pas utiliser internet et écrire une lettre ! » voici ce que j'entendais. Face à tant d'obscurantisme je n'ai pas insisté. Mais Firefox à acquis ses lettres de noblesses, Linux n'a pas envahi les foyers mais beaucoup ont pu le tester et constater que ça marche, Gimp est l'outsider n°1 pour les APN derrière les inévitables cracks de Photoshop. Partout les solutions logiciels libres ont rendu des services sans piratage ou désagréments. Aujourd'hui quand on me demande conseil sur un logiciel le simple fait de citer qu'il s'agit bien d'un logiciel libre rassure mon interlocuteur. Incroyable, les parias d'hier font aujourd'hui de la rassurance. Bien sûr tout ceci reste médiatique et bien flou, j'entendais l'autre jour à propos de la loi DADVSI qui allait mettre fin au piratage « ... et puis il y a le logiciel libre, des retraités ou je ne sais quoi qui s'amusent à faire des logiciels pour le plaisir... » (sous-entendu des logiciels hors-la-loi). Sans commentaire, y a encore du boulot !

samedi 17 décembre 2005

Bières de noël

Les bières de saison sont maintenant devenues légion et on consomme tous de la bière de noël en décembre et de la bière de mars au printemps. On en trouve à gogo dans les supermarchés, par chez nous les Météor, Schutzenberger, Fischer ou Kronenbourg ont investi les rayons. Voici un lot de bières de noël plus rares que j'ai récupéré chez mon bièriste adoré (qui a eu la bonne idée de s'installer juste face à la sortie de mon usine). On y trouve au centre des bières de la région Alsace : la Licorne Noël de la brasserie Saverne, les Bières de Noël des brasseries Uberach, Scharrach et Hollbeer (située à Riquewihr). Sur les cotés se trouvent une bière de la Brasserie d'Alpirsbach, une brasserie monastique perdue quelque part en forêt noire (une heure depuis Strasbourg) et la belge Gordon Xmas. Vous trouverez sans doute plus facilement cette dernière un peu partout en France. Comme il fallait s'y attendre la Scharrach et la Hollbeer sont au-dessus du lot, ce sont de véritables bières artisanales qui restent fraiches comme à la sortie du tonneau (il faut impérativement les acheter et les garder dans un réfrigérateur) mais ce sont aussi les plus chères...

mercredi 14 décembre 2005

The Musical Box (2006)

J'ai déjà présenté The Musical Box dans un billet précédent. Ce groupe fait revivre les concerts d'anthologie du groupe feu-Génésis. J'ai assisté à la tournée 2004 (Foxtrot) à l'Olympia et raté la tournée 2005. Heureusement ce n'est que partie remise car le groupe se produit à nouveau en France à 3 occasions : le 16 février à Strasbourg, les 18 et 19 février à Paris. Bien qu'habitant à Strasbourg j'ai réservé des places pour le concert du 18 février à Paris à l'Olympia. J'irai avec mes 2 amis d'enfance Haja et Paul, les bons moments se partagent entre amis...

J'ai gardé un souvenir inoubliable de Foxtrot mais ce concert était tellement conforme à l'original qu'on avait l'impression d'assister réellement à la naissance des concerts-spectacles (masques en carton, pas d'écran géant, etc.). La tournée 2005 et 2006 restitue le concert The lamb lies down on Broadway, on aura certainement droit pour l'occasion à quelque chose de plus abouti. Cet album fut aussi le dernier de Peter Gabriel au sein du groupe Génésis, après progressivement c'est Phil Collins qui allait devenir la figure emblématique du groupe. Même si pour moi le meilleur album se situe entre tout ça, là où les véritables musiciens que sont Anthony Banks, Mike Rutherford et Steve Hackett ont pu s'exprimer librement et en harmonie dans un album tel que A trick of the tail, même si... ce spectacle doit être le meilleur jamais produit par le groupe.

mardi 6 décembre 2005

Sidonie

Sans aucun doute connaissez-vous maintenant tous les fameux marchés de noël qui furent popularisés en France il y a maintenant plus de 10 ans grâce à Strasbourg et à la campagne publicitaire menée avec succès pour attirer les touristes. La tradition veut qu'on y fasse ses achats de noël (à l'origine on vendait les santons pour la crèche) et qu'on se protège du froid par l'absorption d'un bon vin chaud ! Voilà que la brasserie Uberach a eu l'idée de changer le vin par la bière et de proposer Sidonie sa bière au goût d'orange et de cannelle que l'on réchauffe dans une casserole. Si vous passez par le marché de noël face à la cathédrale strasbourgeoise sortez de la place par la rue du Maroquin et sur votre droite vous trouverez un magasin à touriste qui vend toute une collection de bières Uberach. Profitez-en pour vous procurer la Sidonie !

dimanche 4 décembre 2005

Mandriva 2006

Ça y'est, j'ai migré de la Mandriva 2005 vers la Mandriva 2006. Autant le passage vers la 2005 fut rapide, autant celui-ci fut pénible. Je n'ai pas rencontré de problème majeur mais des vicissitudes bien embêtante avec la connexion ADSL. Il semble qu'il y ait de nouveau un bogue dans l'outil de connexion internet de Mandriva 2006, pourtant avec la 2005 ça marchait à tous les coups. Bref, je refais appel à Roaring Penguin comme avant. Mon serveur web local fut aussi long à être mis en route, la raison en incombe au changement de version d'Apache et surtout à ma grande ignorance dans le domaine ! Coté tablette graphique c'est de nouveau la bérésina, il va falloir de nouveau que je me plonge dans la configuration de ce périphérique qui fonctionnait sur simple branchement avec la 2005. C'est chiant, c'est complexe, et puis ça me gonfle à force ( faut bien dire parfois les choses comme elles sont ). Je n'ai pas encore pris le temps de tester la récupération des données de mon GPS, seul vrai problème que j'ai eu avec la 2005.

Du coup je n'ai pas vraiment testé les nouveautés offertes par la 2006. Du coté des logiciels j'ai définitivement abandonné KDE, que je n'installe même plus, GNOME est maintenant bien stable et j'y suis bien habitué, la rançon de la simplicité sans aucun doute. La surprise désagréable est la disparition de Gimp-python des 3 FreeCD. D'une façon générale une distribution Mandriva sans internet ne me conviendrait plus aujourd'hui. Heureusement il y a URPM et on peut récupérer les compléments nécessaires dans le média Main ( cliquez sur Ajouter puis Sources de la distribution ) dans le gestionnaire des médias. De temps à autres j'utilise Cooker. C'est quand même pratique pour récupérer certains RPM très récents avec des dépendances tout aussi récentes. On peut l'activer puis le désactiver, ce n'est donc pas un grand risque et en cas de doute on peut s'abstenir et revenir à une compilation.

J'ai mis Ubuntu en double-boot, on verra bien ce que ça donne. Je reprochais à Ubuntu de ne pas me faciliter la mise en route de l'ADSL et de la tablette mais finalement avec la 2006 j'en suis au même point.

vendredi 2 décembre 2005

Troll et incivilité, mais où va-t-on ?

Dimanche dernier j'étais comme parfois sur le canal IRC gimp-fr et j'ai assisté à une discussion particulièrement agressive, que les internautes du libre appellent communément un : troll (provocation volontaire). Personnellement je suis pour le respect, l'équilibre et la modération et ce genre d'humiliation collective me répugne. Cerise sur le gateau, la petite phrase lourde de signification d'edhel : "ah le jour où on ravalera notre mépris et où on répondra de façon civilisée à un gars comme ça, je me barrerai en courant :)". Etant moi-même impliqué dans le projet gimp et dans le site éponyme gimp-fr.org, j'ai signifié à dindinx et edhel ma désapprobation concernant ce qui s'était passé et ce qui avait été dit. Je n'ai reçu en retour qu'incompréhension, ni excuses, ni regrets !

Je me suis demandé comment des gens par ailleurs gentils, honnètes et serviables avaient pu tomber dans de tels excès. Et plus généralement, pourquoi sommes-nous dans une société ou l'agressivité et l'incivilité gagne de jour en jour de plus en plus de terrain ? On nous parle de problèmes de banlieue, d'intégration ratée, certes mais pourquoi observe-t-on les semences du mépris et de l'incivilité même chez des jeunes à fort potentiel intellectuel ?

Difficile de répondre à cette question, mais il m'a semblé que ce qui diffère entre edhel et moi c'est qu'elle se donne la liberté d'être incivile ou méprisante. Elle n'a pas de vraie barrière contre celà, ou alors plus petite que la mienne. Nous ne sommes de la même génération, c'est sûr que jeune je cherchais aussi plus de liberté mais ça passait quand même après les valeurs de paix et de respect d'autrui. Ma liberté s'arrête là où celles des autres commencent, tel est ma règle de conduite. Notre génération a lamentablement échoué, la liberté s'est muée en individualisme, l'individualisme a fait le lit de la merchandisation qui s'est étendu aux trafic d'enfants, de femmes ou de travailleurs forcés. L'homme est aujourd'hui asservi à l'argent, "aujourd'hui tout s'achète" j'entends souvent cette phrase comme une fatalité. La jeune génération s'en est bien rendue compte car elle est la première victime des dérives de la merchandisation, edhel a connu un long chomage, les inégalités sont flagrantes et vont en s'accentuant. Alors pour sortir de cet avilissement on réclame plus de liberté, on fait passer la liberté avant le respect d'autrui, avant le civisme, avant la loi même souvent, ce qui n'était pas moralement acceptable auparavant devient monnaie courante. Mais on a vu auparavant que plus de liberté, deviendra plus d'individualisme, plus de terrain fertile pour la merchandisation et ... la boucle est bouclée ! Je me demande bien ce que sera la prochaine génération mais j'ai de moins en moins envie de le découvrir.