Les photos de mon voyage en Grèce sont mises en ligne. Voici 2 liens pour y accéder :

  1. La galerie de photos
  2. Le diaporama

Je suis arrivé assez tôt le premier jour à Athènes et j'en ai profité pour faire un grand tour dans la ville et au site archéologique. Le lendemain c'est sous la pluie qu'on a visité l'Acropole et puis le lendemain les monastères des Météores. Au dernier moment la brume s'est levée nous permettant d'avoir une vue d'ensemble sur le site. Heureusement car il aurait été triste de faire ce voyage sans vraiment pouvoir apprécier les Météores. Les monastères haut-perchés sur des pitons ne furent longtemps accessibles que par des cordes. Aujourd'hui on accède par des escaliers ou des ponts. Il en reste six habités sur un maximum de vingt-quatre au temps de leur gloire. Les deux journées suivantes furent consacrées aux sites archéologiques de Delphes et Olympie. Delphes est célèbre pour son oracle et le site est un peu mieux restauré qu'Olympie évidemment célèbre pour ses jeux « olympiques ». À noter que Delphes avait aussi ses jeux, les jeux « pythiques » dédiés aux arts plutôt qu'aux sports. Mais c'était surtout un sanctuaire sacré pour les cité-états grecques qui faisaient leur propre propagande en déposant de magnifiques offrandes qui étaient mises en évidence tout le long de la « voie sacrée » qui menait de l'entrée du site jusqu'au temple d'Apollon. Les oracles ne se trompaient jamais, ils étaient toujours rédigés de façon à être interprétés de façon ambiguë; ainsi soit l'oracle avait dit vrai, soit l'oracle avait été mal interprété. Le pouvoir politique des prêtres de Delphes était ainsi très important. Nous avons continué le voyage à Sparte par la cité byzantine de Mystra qui contient de nombreuses églises sacrées pour les chrétiens orthodoxes, puis la ville de Nauplie avec ses forts et sa vielle ville de l'époque des invasions vénitienne ou franques. Retour aux sites grecs antiques avec le théatre d'Epidaure dont le mystère de l'incroyable acoustique n'a toujours pas été percé. En se tenant au centre du théatre et en parlant normalement vous serez entendu par l'ensemble de l'auditoire. Le dernier site fut le plus ancien de tous, Mycènes est la ville des plus anciens grecs dont nous ne connaissons l'histoire qu'à travers les récits épiques l'Illiade et l'Odyssée d'Homère. Agamemnon est le roi de Mycènes le plus célèbre et on lui attribue un tombeau conique assez impressionnant (bien qu'il soit réputé vide depuis l'époque d'Homère déjà). Les remparts de Mycènes sont construits avec des pierres énormes avec des techniques peut-être empruntées aux batisseurs des pyramides d'Egypte. Nul ne sait et la civilisation Mycénienne garde ses secrets.

Outre les Météores, Delphes et Mycènes une histoire particulière a retenu mon attention, celle du spartiate Léonidas dont on trouve la statue à Sparte et aux Thermopyles. Voici cette histoire. Les Spartiates étaient un peuple guerrier, les bébés jugés de mauvaise constitution étaient jetés dans un ravin et les autres enfants subissaient une éducation guerrière dès leur plus jeune enfance. Sparte était une aristocratie assez stricte en opposition à Athènes qui était une démocratie. Sparte et Athènes se faisait souvent la guerre pour obtenir la suprématie des cités grecques mais lorsqu'on un ennemi non grec pointait son nez tous les grecs s'unissaient pour combattre l'intrus. Ainsi 10 ans après la bataille de Marathon gagnée par les grecs contre les perses, ces derniers revinrent avec une armée encore plus fortes. Les cités grecques envoyèrent leurs armées au défilé des Thermopyles, un chenal très étroit entre mer et montagne, pour bloquer l'avancée de l'armée perse. Léonidas, le roi de Sparte, partit avec 300 soldats vers lesThermopyles. Mais à la vue de l'immense armée perse les grecs décidèrent de rentrer chez eux pour échafauder un autre plan de bataille. Tous quittèrent les Thermopyles sauf Léonidas et ses troupes car dans le code d'honneur spartiate un soldat devait combattre et vaincre ou mourir, nulle retraite n'était possible pour un spartiate. À 300 contre 10000 les spartiates sur-entraînés réussirent à tenir gràce à l'extrème étroitesse du chenal. Excédé de perdre du temps le roi perse proposa la vie sauve à Léonidas...qui refusa. Finalement il trouva un traitre grec pour lui indiquer un chemin à travers la montagne pour prendre à revers Léonidas et son armée. Ainsi périt Léonidas. Sa mort ne fut pas vaine car les Athéniens eurent le temps d'organiser une bataille navale et de vaincre ainsi les perses.