Raymond Ostertag

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mercredi 28 octobre 2009

Photolabo version 4

J'ai rendu disponible la version 4 de Photolabo. C'est un ensemble de scripts et plug-ins pour Gimp en Python. Orientés sur le traitement et l'exploitation des photos, notamment les photos de voyage que je traite directement depuis Gimp sans passer par un gestionnaire d'images. Peut-être qu'un jour je détaillerai mon flux de travail des photos de voyage mais pour l'instant j'aborde les nouveautés de la version 4 de Photolabo.

Tout d'abord j'ai modifié les scripts de traitement par lots LevelBatch et CurveBatch. En effet depuis la version 2.6 de Gimp, les fichiers enregistrés de Courbes de de Niveaux ont changé radicalement de format et mes scripts ne fonctionnaient plus. C'est chose réparée.

J'ai ajouté un script appelé StripExif qui réduit les données EXIF des images JPEG à leur strict minimum puis un autre script appelé JpegQuality qui compresse toutes les images JPEG contenues dans un répertoire. J'ai tendance aujourd'hui à sortir les images de mon appareil photo avec un JPEG très lourd, taux de compression de 98 à 99 puis à les recomprimer à la demande. Avec cet ensemble de scripts je mets facilement une compilation de mes images JPEG sur un cédérom. L'idée de base était de faire une itération de la compression JPEG jusqu'à obtenir un résultat au plus proche d'un poids total donné de fichiers. Pour l'instant l'itération n'est pas encore faite.

Le script GrayPoint est venu parce que j'avais anciennement un script-fu qui faisait le point gris d'une image par différence entre deux couleurs dont la couleur de référence n'est pas forcément grise. Cela permet de faire un point gris sans avoir de charte de gris sur la photo ou bien de pondérer la coloration de la photo entre la lumière ambiante et la lumière naturelle. Celui-ci ne marchant plus je l'ai recodé. Le script fonctionnait d'abord avec un décalage des canaux de couleurs, un peu comme on fait la balance des blancs avec UFRaw. C'est une transformation linéaire. En analysant de nombreuses photos issues de différents réglages de balance des blancs faites avec mon appareil, j'ai remarqué que les transformations faites n'étaient pas si linéaires que ça. J'ai donc ajouté au script la possibilité de faire un point gris non linéaire avec les Courbes de Gimp. Dans ce mode les zones claires et sombres ne sont pas ou peu modifiées, c'est la zone autour du point gris qui reçoit le plus de corrections.

MakeWallpaper réalise un ou plusieurs fond d'écrans. Je l'utilise pour générer des fonds d'écrans à différents format, 16:10 à la maison, 4:3 au travail. Je choisi si je souhaite découper ou non la photo et si oui quelle partie conserver et quelle partie découper. Je l'utilise aussi pour faire mes fonds d'écrans sur ce blog.

Patchwork assemble quelques photos dans une image plus grande. Un bon format de sortie est 20x27cm (proche du A4). J'ai créé deux types d'assemblages, un modèle à 3 photos en diagonale qui est assez sympa et un autre à 4 photos en tableau qui est plus classique. Le script mérite d'être encore pas mal amélioré.

AddBorder et MirrorEffect sont deux petits scripts, l'un ajoute un simple cadre avec titre dans l'esprit polaroïd et l'autre symétrise la moitié d'une photo pour un donner un effet parfois intéressant. Ils sont inspirés des exercices 26 et 45 de mon livre Cahier n°1 GIMP. Beaucoup d'exercices de ce cahier sont transposables en scripts et j'en ferai probablement d'autres de temps en temps.

Enfin je me suis lancé dans la rédaction de scripts pour daltoniens. C'est l'appareil qui prend la photo, elle ne souffrira donc pas de couleurs bizarres même si c'est un oeil daltonien derrière l'objectif. Le problème survient lorsqu'il faut corriger une température de couleur (généralement une balance rouge/bleu) ou un oeil rougit par un flash.

D'abord il faut détecter le problème. On pourrait songer à une analyse statisque de l'image ou à un filtre d'affichage. J'ai voulu quelque chose de plus immédiat, plus rapide et plus visuel. J'ai opté pour une permutation des canaux de couleurs obtenue par la simple pression d'une touche et qui s'enlève par une deuxième pression sur la même touche. Une fois les canaux permutés, mettont le rouge avec le bleu, les valeurs du rouge deviennent visibles... mais en bleu. Si l'image ou des zones de l'image sont trop bleues c'est qu'elle sont en réalité trop rouges.

Ensuite il faut quantifier le problème. En intensifiant les valeurs du canal de couleur affecté, on rétablit une vision plus proche de la réalité (un oeil normal verra une image fortement colorée). La valeur d'intensification doit certainement être inversement proportionnelle à l'insensibilité. Je n'ai pas encore donné la possibilité de régler cette valeur sauf à bidouiller dans le script. Il faudra sans doute le faire. Mathématiquement une insensibilité totale conduirait donc à une intensification infinie. Mais sauf cas des personnes achromatiques, il ne semble pas qu'il y ait d'insensibilité totale car avec un cône actif dans le vert on arrive toujours à percevoir une partie du rouge et vice-et-versa. Ceci est visible sur la courbe de réponse des cônes suivante : où S correspond aux cônes bleus, M aux cônes verts et L aux cônes rouges.

J'ai réalisé pour finir un script expérimental qui transcrit à l'écran une vision des teintes de la photo. Les couleurs sont rendues de façon pleinement intenses en ne conservant que le canal Teinte de la décomposition TSV de la photo puis en le colorant des couleurs de l'arc-en-ciel. Puis on peut séparer à parts égales, les pixels teintés dans la gamme autour du bleu, ceux autour du vert et ceux autour du rouge. Chaque gamme de teinte étant déposée dans un calque séparé, la photo peut être inspectée gamme par gamme. La prépondérance d'une gamme de teinte provient ainsi d'une photo colorée avec une certaine ambiance naturelle ou un déséquilibre chromatique. Cette information est accessible même à une personne achromatique grâce à la séparation en calques. Un non daltonien pourrait aussi se servir du script pour vérifier l'équilibre de la répartition des teintes car plus les teintes sont équilibrées plus la photo sera agréable à regarder. Il faudrait sans doute encore pondérer la teinte avec les valeurs de luminosité et de saturation des pixels. Mais le script est déjà long à s'exécuter sur une photo de plusieurs millions de pixels et il faut faire attention à ne pas le rendre encore plus lent.

dimanche 18 octobre 2009

Mondial de la bière 2009

C'est à Strasbourg que s'est tenu le Mondial de la bière 2009, une exposition bien sympathique et à conseiller mais qui n'a pas encore l'ampleur d'un véritable « mondial ». On retrouve des pays comme la Suède, l'Italie, le Canada, les Etats-Unis, la Belgique, le Japon, la République Tchèque. Coté France, c'est organisé par régions, on retrouve la Lorraine, la Bretagne, le Nord, L'Alsace. Les bières proposées sont plus des produits artisanaux que des produits industriels de grande consommation. Par exemple pour l'Alsace, les grands industriels comme Kronenbourg ou Heineken ne sont pas là mais Meteor et La Licorne sont présents ainsi que les micro-brasseries comme Lauth, Saint-Pierre. Le principe de la visite est le suivant : avec le droit d'entrée on reçoit un verre à bière et on achète un carnet de coupons. Ensuite on utilise son verre pour déguster une bière au stand dont le prix est affiché en coupons. C'est donc un salon de dégustation et de découvertes plutôt qu'un salon commercial. A la sortie, si vous n'avez pas trop bu de bières il est possible de satisfaire sa soif d'achats. Vos achats seront bien entendu guidés par ce que vous avez apprécié aux stands. A noter que le ticket d'entrée permet de revenir plusieurs jours et de répartir la dégustation des bières.

Coté Alsace et micro-brasseries, tout le monde n'était pas présent mais il y avait des découvertes à faire. J'ai dégusté une blanche au stand de la micro-brasserie Lauth située à Scharrachbergheim à 25 km à l'ouest de Strasbourg. Très bonne production comme d'habitude mais ce n'est pas une découverte. Ensuite je me suis arrêté pour boire une bière au stand de la brasserie Perle. Surprise car c'est une très très ancienne brasserie de Schiltigheim mais dont l'activité à cesser depuis fort longtemps. Apparemment un artisan brasseur loue les locaux pour produire ses bières. Très bonne bière mais diffusion très restreinte pour le moment. Enfin c'est au stand de la brasserie Lobsann que j'ai dégusté une dernière bière d'Alsace. J'ai pris une brune et elle avait un goût formidable mi-chocolat, mi-café. Lobsann est un petit village dans le nord de l'Alsace à proximité de Soultz-sous-forêts et là aussi la distribution est confidentielle, elle se fait par bon de commande ou par téléphone.