J'ai fait l'acquisition d'un appareil photo à objectif interchangeable le Sony NEX 3. C'est un deuxième appareil qui vient en complément de mon brigde Panasonic Lumix FZ18 actuel. J'adore mon bridge en voyage car il est compact et possède un zoom extra. Il fait des photos de qualité dans bien des situations mais il s'avère limité pour les photos d'intérieur. La faute au capteur trop petit pour capturer assez de lumière lorsque cette dernière commence à manquer. Mon nouvel appareil, le Sony NEX 3 possède justement un capteur conséquent de taille APS-C et je le destine donc à la photo d'intérieur sans flash ( musées, intérieurs de bâtiments, spectacles, sorties ). Je l'ai acheté dans sa variante A, c'est-à-dire avec un objectif grand angle de 24 mm (équivalent 24/36). Il est bien lumineux et complète parfaitement le bridge qui ne descend pas en dessous de 28 mm. Enfin avec cet objectif plat, l'appareil est à peine plus grand qu'un compact.

Pourquoi deux appareils plutôt qu'un seul ? J'ai trouvé plusieurs arguments qui s'appliquent à mon cas particulier de photographe en voyage et pourquoi pas à plein d'autre cas.

  • Le gros zoom. Impossible d'obtenir un zoom de 500 mm et plus sur un gros boîtier sans passer par un télé objectif monstrueux. Le gros zoom est super pratique en voyage et seul le format bridge l'offre dans un espace réduit.
  • La discrétion. C'est important lorsqu'on se balade en ville de ne pas trop attirer l'attention. Le bridge nécessite le port d'une petite sacoche mais le compact rentre dans une poche de blouson. Je vais n'emporter que ce dernier en balade en ville ou en sortie au spectacle.
  • Les salissures. En voyage on ne choisit pas les jours de prises de photos, la pluie et la poussière sont parfois de la partie. Dans ces conditions je préfère ne pas avoir à changer d'objectif et de risquer des salissures sur mon capteur. Avec deux appareils fermés je n'ai pas ce problème.
  • Surseoir au coup dur. En cas de panne d'un appareil on ne reste pas sans prendre de photo.

Le choix du Sony NEX 3 est peut-être discutable mais il est en ce moment en fin de vie et proposé à 300 euros ce qui est une affaire. Voyons plutôt ce que donnent mes premiers essais. Deux points m'intéressent particulièrement pour l'usage auquel je le destine, la sensibilité du capteur et la stabilité de l'appareil.

1. Sensibilité ISO. Lorsqu'on augmente la sensibilité du capteur la lumière capturée augmente mais en même temps des parasites apparaissent sur la photo. Une chose à faire est de regarder à partir de quel seuil de sensibilité les parasites deviennent trop visibles. Le NEX 3 propose une sensibilité réglable de 200 à 12800 ISO par paliers x2. De 200 à 1600 il n'y a pas ou peu de parasites apparents. A 6400 et 12800 les parasites sont visibles. Entre les deux, à 3200 c'est léger et traitable.

2. Vitesse sans flou de bougé. Lorsqu'on prend une photo à la main il y a une vitesse de temps de pose en deça de laquelle la photo devient flou. Normalement, sans stabilisateur, cette vitesse est égale à l'inverse de la focale. Cette formule mathématique se confirme pour le NEX 3 qui permet de capturer des images à 1/20, 1/25 de secondes sans flou de bougé.

A l'usage cet appareil est plutot destiné à une utilisation tout automatique. Les réglages se font principalement par des menus. Ils sont clairs mais nécessitent beaucoup d'appuis sur la touche centrale et ce pour chaque réglage à effectuer. Reste les réglages qui se font à la molette. Il y a la profondeur de champ (l'ouverture) en mode IA. Les modes PSAM proposent eux la réglage rapide de l'exposition (EV) et le spot de mise au point si on le souhaite. La mise au point peut aussi s'effectuer manuellement sur la bague de l'objectif. Il n'y a pas de réglages rapide de la sensibilité ISO ou de la balance des blancs. Heureusement, en général l'appareil se débrouille bien quand il fait lui même des choix. Par exemple, il évite de descendre sous la barre des 1/30s en vitesse et de monter au-dessus de 1600 en sensibilité ISO. Il n'y a que la balance des blancs qui ne fonctionne pas bien en photo d'intérieur. Il y donc obligation de prendre les photos à ne pas rater au format RAW.

En plus de tout ça l'appareil propose quelques gadgets que je me suis amusé à découvrir.

1. Un mode panoramique qui fonctionne comme une vidéo. D'ailleurs l'aperçu de la photo panoramique est une vidéo ! Au final on récupère bien une photo panoramique. Je ne suis pas fana d'un assemblage automatique des photos panoramiques. Il y a quelques défauts visibles et la luminosité globale n'est pas très bien gérée. C'est donc un gadget peu utile pour moi.

2. Un mode HDR qui prend 3 photos successives. Si la vitesse est supérieure ou égale à 1/100s, ce mode ne nécessite même pas de trépied. Je n'ai pas cherché à faire un HDR surréaliste mais plutot à utiliser ce gadget pour améliorer certaines prises de photos où la couverture d'exposition n'est pas satisfaisante avec une seule photo. Le résultat est probant, par exemple sur des feuillages devant un ciel ou sur un fond de montagnes lointaines.

Je n'ai pas tout testé. Il y a aussi un mode Haute sensibilité qui prend 6 photos successives. A utiliser dans un intérieur très sombre. Certains musées éclairent très peu leurs pièces principales. Pour finir, citons un mode de photo 3D que je n'est pas encore regardé.