Cet été j'ai bouclé ma valise pour partir de Lyon et découvrir l'Equateur et les mythiques îles Galapagos. Le voyagiste est Atalante, nouveau pour moi, avec un joli bureau à Lyon où j'ai pu me rendre et discuter avec Matthieu qui avait déjà fait le circuit. Atalante est spécialisé dans les treks. J'ai pris un trek léger car si un trek est bien agréable pour découvrir un pays, ne faire que des treks pendant les vacances n'est pas de mon goût. Les groupes composés par Atalante sont assez petits, nous serons huit à visiter l'Equateur et plus que 6 pour les Galapagos.

L'Equateur est un petit pays d'Amérique du sud traversé par les Andes. Il est composé de trois parties, la partie côtière que nous ne visiterons pas, la partie andine et la partie amazonienne. Nous atterrissons dans la partie andine à Quito la capitale. L'accueil est agréable, nous sommes installé dans un petit hôtel de charme proche d'une place animée, notre guide est un jeune féru de photographie d'oiseaux : Angel, le groupe s'avère rapidement sympa, aguerri et homogène, un couple, 4 filles, 2 garçons tous situés dans la tranche d'age 54-64. Après un rapide tour de Quito direction Otavalo et passant par la ligne équatoriale. Nous faisons quelques tests ludiques qui ne sont possibles qu'à cet endroit particulier comme faire tenir un oeuf sur un clou. A Otavalo nous faisons notre première randonnée autour de la lagune Cuicocha avec pour toile de fond le volcan Cotacachi. Nous sommes déjà à 4000 mètres d'altitude et quelques marches suffisent pour m'essouffler. Il faudra se montrer prudent avec l'altitude. J'ai un léger mal de crane qui apparait et qui mettra 2 jours 1/2 à disparaitre. C'est l'acclimatation. De retour à Otavalo nous visitons le marché local puis nous nous installons chez l'habitant dans un petit village. Je partage la chambre avec Jean-Luc mon colocataire et nous devons participer aux tâches quotidiennes de nos hébergeurs. En l'occurence une dame seule qui nous emmène dans son champ de haricots que Jean-Luc et moi nous devons arroser ! Après cette tâche faite dans la bonne humeur nous partageons le repas avec notre hôtesse et sa petite fille qui va à l'école et parle quelques mots d'anglais car nous nous sommes nuls en espagnol. Le lendemain nouvelle randonnée à travers les champs de blé et de quinoa avec les volcans Cayembé et Imbabura en toile de fond. Nous traversons des villages et grace à notre guide nous découvrons les activités des villageois de cette région.

Ensuite nous nous rendons dans une jolie auberge au pied du volcan Cotopaxi. Nous pouvons admirer le coucher de soleil sur le volcan depuis l'hôtel mais des câbles électriques gênent la vue. Dommage ! Nous effectuons le lendemain notre première ascension à plus de 5000 mètres jusqu'au refuge du Cotopaxi et le début du glacier qui recouvre le volcan. Il faut marcher lentement pour ne pas trop s'essouffler et de retour à l'auberge j'ai mal au crane. Un cachet d'aspirine plus tard on peut finir la soirée au calme. Nous faisons route pour une autre région et abandonnons le car pour randonner dans le canyon de la rivière Toachi. En reprenant le car nous arrivons au lac du cratère Quilotoa. Nous pouvons l'observer le soir et au matin l'éclairage le rend encore plus beau. Nous commençons deux superbes journées de randonnées qui nous amènerons du lac Quilotoa à Chugchilan et au-delà à travers des paysages à couper le souffle. Nous découvrons outre les villages et fermes, la beauté des cultures sur les versants montagneux et très découpés des bords de la rivière Toachi.

Après une dernière nuit de repos avec vue sur le Cotopaxi, nous partons pour une toute autre région de l'Equateur : la forêt amazonienne. En route nous nous arrêtons pour prendre un bain chaud bien mérité aux thermes Papallacta. Puis c'est en pirogue le long du rio Napo que nous accédons à notre lodge. Ambiance dépaysante et petites bestioles nous attendent. Une première balade de nuit nous permet de rencontrer araignées, sauterelles et autre grenouilles. La boue est omniprésente et les bottes s'imposent. Une seconde de jour nous donne un aperçu de la forêt primaire qui n'a pas été modifiée par l'homme. Impossible de s'y retrouver sans un guide. Les plus courageux peuvent tester l'écorce d'un arbre locale pour dégager le nez, c'est costaud apparemment. Nous assistons l'après-midi à la réalisation de la chicha locale à base de manioc et nous dégustons de la pâte de cacao mélangée avec du sucre.

Après cet intermède amazonien nous remontons vers les hauts plateaux par la route de Banos que nous visitons rapidement. Au passage visite de la cascade du Chaudron du diable et de celle du voile de la mariée. Pour cause de grève nous devons modifier notre programme. En une journée nous montons au refuge du volcan Chimborazo puis revenons par la panaméricaine sur Quito. Le volcan Chimborazo abrite quelques rares vigognes visibles en Equateur qui se laissent approcher. La dernière journée à Quito sera consacrée à monter en altitude par le téléphérique et à se balader au-dessus de la ville jusqu'à ne plus la voir. De retour an centre ville nous goûtons un dernier bon repas tous ensemble à Quito avant de prendre un avion pour les Galapagos.

Les Galapagos sont un archipel de neuf îles volcaniques. Les îles situées à l'ouest sont les plus jeunes avec un volcanisme actif. Tout est très encadré pour la préservation de la faune et de la flore endémique. Seulement 3% du territoire est accessible aux touristes et chaque balade se fait accompagné par un guide local. Nous atterrissons sur l'île de Baltra déserte hormis l'aéroport. Par un ferry payant nous accédons à l'île principale Santa Cruz. Il n'y a qu'un village dédié aux touristes et un peu encore à la pêche. Nous commençons par visiter des anciens cratères d'affaissement. La végétation abondante sur cette île est particulière. Dans une ancienne ferme nous nous restaurons. Pour le tourisme, elle a été transformée en abri pour tortues géantes des Galapagos. Bien que cela ne leur plaise pas, on peut les approcher d'assez près. Sur Santa Cruz nous nous baignons à la plage Tortuga bay où nous rencontrons nos premiers iguanes marins et fou à pattes bleues. Les animaux ne bougent guère et il est très facile de les photographier. Sur le port de pêche, les pélicans et otaries sont mélangées aux pêcheurs et cherchent à voler du poisson. Plus en hauteur les impressionnantes frégates survolent tout ça. Le lendemain il nous faut embarquer sur un speed boat pour changer d'ile et s'installer à Santa Isabela. Le voyage en bateau dure deux heures et il est plutôt vomitif ce qui nous laisse des souvenirs avec une jeune allemande bien malade ! Nous faisons une balade à cheval qui nous emmène au cratère imposant du Sierra negra, tout noir de roche volcanique comme la plupart de l'ile. L'après-midi nous permet de faire une séance de snorkeling au milieu des tortues vertes, iguanes marins et quelques petits manchots. Le lendemain on visite à pied un ancien pénitencier avant une petite séance de plage et repas de crevettes à la braise. Puis c'est le moment de commencer le long retour d'abord par deux heures de bateau pour revenir à Santa Cruz. La dernière journée nous permet de visiter le centre scientifique Darwin et ses élevages de tortues des Galapagos. Il est temps de saluer otaries, iguanes, tortues, fous, pélicans et tous les autres animaux des Galapagos.

Le voyage s'est très bien passé grâce à la compagnie d'un groupe très agréable. J'ai été aussi agréablement surpris par les paysages originaux d'altitude en Equateur. La formule randonnée est du coup la plus indiquée pour découvrir le pays. Les montées aux refuges des volcans Cotopaxi et Chimborazo ne sont pas évidentes, en tout cas pour moi, on est à coup sûr dans les nuages mais contents d'être là. Les villes ne sont pas vraiment attirantes, peut-être qu'il faut se rendre à Cuenca pour visiter une ville coloniale de charme. Le passage sur la ligne de l'équateur, la soirée chez l'habitant et les balades en fôret amazonienne ajoutent des petits moments ludiques bienvenus en période de vacances. Les Galapagos font partie des incontournables du voyageur et contrairement à ce que j'ai entendu il ne faut pas refuser de visiter les îles sous prétexte d'une dégradation du site par un afflux trop nombreux de touristes car tout est bien encadré. Il faut juste accepter de l'être (encadré) et se contenter des sites accessibles ! Le contact avec les animaux est exceptionnellement relax et le show d'un fou à pattes bleues devant un parterre de touristes enchantés vaut bien le voyage.