Le mois de mai avec ses ponts et ses journées ensoleillées est un moment propice aux voyages en Méditerranée. Il faut mieux éviter avril parfois pluvieux et les mois venteux d'été. Je me suis décidé à visiter Santorin dont j'ai entendu plein de bonnes choses et vu de belles photos. C'est une île volcanique qui a explosé vers -1600 avant JC détruisant toute vie humaine sur l'île et la civilisation minoenne de Crète au passage. Il reste aujourd'hui une caldeira dont la corniche est magnifiquement agencée en hôtels de luxes et maisonnettes troglodytes reliées par des ruelles, des escaliers tortueux et des églises décorées de coupoles bleues. Avec un cachet aussi romantique, le tourisme prolifère grâce aux jeunes couples qui se baladent partout sur l'île en quad et aux mariages de luxe. Les bateaux de croisière font évidemment halte sur l'île déversant des flots de touristes qui repartent le jour même.

J'ai choisi le voyagiste Aventures et volcans de Guy de Saint-cyr qui propose une formule privatisée sur une semaine complète. Le temps nécessaire pour moi de bien faire le tour de l'île et de profiter des coucher de soleil sur le bord de la caldeira. Le vol est direct de Paris Orly à l'île de Santorin. Arrivé en fin d'après-midi, je m'installe dans un hôtel avec de nombreuses chambres situé à Fira. Le soir j'apprécie déjà mon premier coucher de soleil sur Fira. C'est magnifique.

Pour les deux premières journées je dispose d'une petite voiture de location. L'essence est très chère mais l'île est si petite qu'on en consomme très peu. Je visite d'abord le sud de l'île. Je commence par le site d'Akrotiri où se trouvent les fouilles archéologiques de la civilisation engloutie dans l'explosion du Santorin. Assez surprenant (ou pas) mais les édifices de ce petit port sont assez bien conservées sous les cendres à l'instar de Pompéi. On y découvre une civilisation raffinée proche des Minoens. Le plus intéressant est sans doute la découverte de peintures murales joliment stylisées mais qui ne sont plus présentes sur le site. Il faudra se contenter de reproductions dans le petit musée de Fira. Ensuite je continue par Red beach prisée des jeunes touristes, le phare à l'extrême sud-ouest de l'île, le musée de la tomate et le port de pêche à Vlychada, la plage à Perissa et les vieux moulins d'Emborio. Le soir je profite de la voiture pour apprécier le coucher de soleil sur Oia. Avec les moulins à vent vu du fort c'est la photo carte postale très prisée et difficile de se faire une place. Le second jour il fait chaud et plein soleil. Je monte à pied depuis Kamari jusqu'au site archéologique de l'ancienne Thera. C'est tout en haut de la colline, le second point haut de l'île, que ce sont installés après l'explosion les égyptiens, les grecs puis les romains. L'après-midi je visite Pyrgos au centre de l'île et je termine par la plage à Monolithos.

Le lendemain j'ai rendez-vous avec Yanis, un guide atypique qui me propose de visiter les coins restés authentiques de l'île. Surtout il veut me montrer l'envers du décor et la véritable vie sur l'île telle qu'elle s'est déroulée durant des siècles. Il m'emmène d'abord à Megalochori où il m'explique que l'île ne reçoit pas d'eau sauf de fortes pluies provoquant des torrents puissants. Les habitants ont construits des maisons autour de ces torrents creusant des citernes pour stocker l'indispensable eau. Puis nous allons tout au sud sur une route désaffectée vers Eros beach pour voir les roches très fiables qui constituent l'île et comment il est facile d'utiliser un trou naturel pour se faire un logement troglodyte en quelques jours. Nous visitons ensuite le château d'Emborio qui est une série de chambres troglodytes agencées de façon défensive pour se protéger en cas de débarquement et de pillage sur l'île. Nous terminons par le canyon de Vothonas. Encaissés dans une petite ravine, à l'abri du vent et de la vue, les maisons et églises troglodytes constituent l'exemple le mieux conservé de la façon ancestrale de vivre des habitants de Santorin. Surtout on est ici bien à l'abri des tremblements de terre ce qui n'est pas du tout le cas des constructions modernes au bord de la caldeira. Les vénitiens ont payé le prix fort, ayant construit une ville sur le rocher de Skaros qui s'est écroulé aves les éruptions successives du volcan. Pour le coucher de soleil je suis allé à Imerovigli et Skaros.

Le quatrième jour fut un jour de repos. J'ai visité les musées archéologiques de Fira le matin et fait un tour dans Fira en fin d'après-midi. Le cinquième jour je suis descendu en bas de la caldeira pour prendre un bateau au port. Le bateau touristique nous emmène sur les petites îles volcaniques constituées de roches et de cendres, Nea et Palea Kameni, le nouveau et l'ancien cratère. Pour le coucher de soleil je suis resté à Fira prendre des photos depuis une terrasse de café. Le sixième et dernier jour j'ai pris le bus le matin pour me rendre à Oia. C'est l'occasion de prendre de belles photos de ce magnifique petit village à flanc de caldeira. En cherchant un peu, on peut photographier l'autre carte postale prisée de la ville : de très jolies coupoles bleues sur fond de mer. Retour à Fira à pied par la corniche de la caldeira.

Voici les photos :