Raymond Ostertag

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dimanche 6 janvier 2013

GIMP L'essentiel pour bien débuter en retouche photo

C'est depuis mi-juillet jusqu'à environ mi-novembre que j'ai consacré quelques heures de mon temps libre à la rédaction d'articles pour un magazine entièrement consacré à Gimp. Comme pour tous mes autres articles j'ai travaillé avec l'équipe de Linux Magazine France. Le magazine en question est sortie le 4 janvier et s'intitule Linux Essentiel Hors-Série 3 . D'abord pressenti pour rédiger l'intégralité du magazine j'ai décliné l'offre pour me concentrer sur deux thèmes qui me tiennent à coeur, les nouveautés apportées par la version 2.8 de Gimp et la retouche photo telle que je l'aborde moi-même avec Gimp. Pour les nouveautés de Gimp-2.8, plutôt qu'une liste fastidieuse, j'ai montré à travers des petits exercices pratiques ce qu'apporte concrètement chaque nouveauté. Bonne lecture !

Voici l'édito de la rédaction de Linux Pratique Essentiel

dimanche 15 juillet 2012

Cahier Gimp 2.8 Spécial débutants

La mise à jour de mon cahier Gimp 2.8 Spécial débutants est disponible en librairie. Vous trouverez plus de renseignements sur un mini blog consacré à ce cahier : Bloc Cahier Gimp. En résumé : j'ai utilisé le nouveau mode fenêtre unique, remodelé quelques ateliers et ajouté cinq nouveaux ateliers. Le nouveau cahier à une couverture et un titre différents du premier pour mieux le distinguer. Il est disponible en livre numérique sur Izibook de mon éditeur Eyrolles.

mardi 3 novembre 2009

Calibrer son écran sous Linux

Dans le magazine Linux Pratique n°56 de Novembre/Décembre 2009, vous allez retrouver un article sur le calibrage d'un écran sous Linux que j'ai réalisé avec Bibi. Il disposait d'une sonde Spyder et avait l'intention de réaliser le calibrage de son écran lorsque m'est venue l'idée d'acheter moi-même une sonde pour calibrer mon écran Eizo et d'en profiter pour rédiger un article sur le calibrage d'un écran sous Linux. Le but était de faire chacun de son coté le calibrage de son écran puis de rédiger en commun l'article. J'ai donc acheté une sonde X-Rite i1 Display LT puis installé Argyll CMS pour faire la calibration. Ensuite les choses se sont gatées. On n'est pas tombé d'accord sur le contenu, Bibi voulait aborder l'article sous l'aspect Pourquoi un calibrage ? tandis que moi je ne voyais pas comment aborder plus que l'aspect pratique parce qu'on nous avait demandé un article qui tienne sur quatre pages. Sur la méthode de rédaction on n'était pas d'accord non plus, Bibi a commencé à récolter des idées avec Freemind tandis que moi je voyais Freemind comme une perte de temps et je trépignais de commencer à rédiger (en HTML). Las, j'ai décidé de rédiger l'article tout seul... sauf que je ne savais pas comment faire un calibrage avec Argyll. Alors, fin août à la fin des vacances, j'ai suivi toute la démarche du calibrage chez lui. De retour chez moi, j'ai pu facilement refaire les manipulations et en même temps rédiger l'article. Voilà ! ensuite on a relu, corrigé et apporter quelques photos pour illustrer l'article.

Si vous avez l'intention d'acheter une sonde pour calibrer votre écran sous Linux, je vous conseille la lecture de cet article instructif.

mercredi 28 octobre 2009

Photolabo version 4

J'ai rendu disponible la version 4 de Photolabo. C'est un ensemble de scripts et plug-ins pour Gimp en Python. Orientés sur le traitement et l'exploitation des photos, notamment les photos de voyage que je traite directement depuis Gimp sans passer par un gestionnaire d'images. Peut-être qu'un jour je détaillerai mon flux de travail des photos de voyage mais pour l'instant j'aborde les nouveautés de la version 4 de Photolabo.

Tout d'abord j'ai modifié les scripts de traitement par lots LevelBatch et CurveBatch. En effet depuis la version 2.6 de Gimp, les fichiers enregistrés de Courbes de de Niveaux ont changé radicalement de format et mes scripts ne fonctionnaient plus. C'est chose réparée.

J'ai ajouté un script appelé StripExif qui réduit les données EXIF des images JPEG à leur strict minimum puis un autre script appelé JpegQuality qui compresse toutes les images JPEG contenues dans un répertoire. J'ai tendance aujourd'hui à sortir les images de mon appareil photo avec un JPEG très lourd, taux de compression de 98 à 99 puis à les recomprimer à la demande. Avec cet ensemble de scripts je mets facilement une compilation de mes images JPEG sur un cédérom. L'idée de base était de faire une itération de la compression JPEG jusqu'à obtenir un résultat au plus proche d'un poids total donné de fichiers. Pour l'instant l'itération n'est pas encore faite.

Le script GrayPoint est venu parce que j'avais anciennement un script-fu qui faisait le point gris d'une image par différence entre deux couleurs dont la couleur de référence n'est pas forcément grise. Cela permet de faire un point gris sans avoir de charte de gris sur la photo ou bien de pondérer la coloration de la photo entre la lumière ambiante et la lumière naturelle. Celui-ci ne marchant plus je l'ai recodé. Le script fonctionnait d'abord avec un décalage des canaux de couleurs, un peu comme on fait la balance des blancs avec UFRaw. C'est une transformation linéaire. En analysant de nombreuses photos issues de différents réglages de balance des blancs faites avec mon appareil, j'ai remarqué que les transformations faites n'étaient pas si linéaires que ça. J'ai donc ajouté au script la possibilité de faire un point gris non linéaire avec les Courbes de Gimp. Dans ce mode les zones claires et sombres ne sont pas ou peu modifiées, c'est la zone autour du point gris qui reçoit le plus de corrections.

MakeWallpaper réalise un ou plusieurs fond d'écrans. Je l'utilise pour générer des fonds d'écrans à différents format, 16:10 à la maison, 4:3 au travail. Je choisi si je souhaite découper ou non la photo et si oui quelle partie conserver et quelle partie découper. Je l'utilise aussi pour faire mes fonds d'écrans sur ce blog.

Patchwork assemble quelques photos dans une image plus grande. Un bon format de sortie est 20x27cm (proche du A4). J'ai créé deux types d'assemblages, un modèle à 3 photos en diagonale qui est assez sympa et un autre à 4 photos en tableau qui est plus classique. Le script mérite d'être encore pas mal amélioré.

AddBorder et MirrorEffect sont deux petits scripts, l'un ajoute un simple cadre avec titre dans l'esprit polaroïd et l'autre symétrise la moitié d'une photo pour un donner un effet parfois intéressant. Ils sont inspirés des exercices 26 et 45 de mon livre Cahier n°1 GIMP. Beaucoup d'exercices de ce cahier sont transposables en scripts et j'en ferai probablement d'autres de temps en temps.

Enfin je me suis lancé dans la rédaction de scripts pour daltoniens. C'est l'appareil qui prend la photo, elle ne souffrira donc pas de couleurs bizarres même si c'est un oeil daltonien derrière l'objectif. Le problème survient lorsqu'il faut corriger une température de couleur (généralement une balance rouge/bleu) ou un oeil rougit par un flash.

D'abord il faut détecter le problème. On pourrait songer à une analyse statisque de l'image ou à un filtre d'affichage. J'ai voulu quelque chose de plus immédiat, plus rapide et plus visuel. J'ai opté pour une permutation des canaux de couleurs obtenue par la simple pression d'une touche et qui s'enlève par une deuxième pression sur la même touche. Une fois les canaux permutés, mettont le rouge avec le bleu, les valeurs du rouge deviennent visibles... mais en bleu. Si l'image ou des zones de l'image sont trop bleues c'est qu'elle sont en réalité trop rouges.

Ensuite il faut quantifier le problème. En intensifiant les valeurs du canal de couleur affecté, on rétablit une vision plus proche de la réalité (un oeil normal verra une image fortement colorée). La valeur d'intensification doit certainement être inversement proportionnelle à l'insensibilité. Je n'ai pas encore donné la possibilité de régler cette valeur sauf à bidouiller dans le script. Il faudra sans doute le faire. Mathématiquement une insensibilité totale conduirait donc à une intensification infinie. Mais sauf cas des personnes achromatiques, il ne semble pas qu'il y ait d'insensibilité totale car avec un cône actif dans le vert on arrive toujours à percevoir une partie du rouge et vice-et-versa. Ceci est visible sur la courbe de réponse des cônes suivante : où S correspond aux cônes bleus, M aux cônes verts et L aux cônes rouges.

J'ai réalisé pour finir un script expérimental qui transcrit à l'écran une vision des teintes de la photo. Les couleurs sont rendues de façon pleinement intenses en ne conservant que le canal Teinte de la décomposition TSV de la photo puis en le colorant des couleurs de l'arc-en-ciel. Puis on peut séparer à parts égales, les pixels teintés dans la gamme autour du bleu, ceux autour du vert et ceux autour du rouge. Chaque gamme de teinte étant déposée dans un calque séparé, la photo peut être inspectée gamme par gamme. La prépondérance d'une gamme de teinte provient ainsi d'une photo colorée avec une certaine ambiance naturelle ou un déséquilibre chromatique. Cette information est accessible même à une personne achromatique grâce à la séparation en calques. Un non daltonien pourrait aussi se servir du script pour vérifier l'équilibre de la répartition des teintes car plus les teintes sont équilibrées plus la photo sera agréable à regarder. Il faudrait sans doute encore pondérer la teinte avec les valeurs de luminosité et de saturation des pixels. Mais le script est déjà long à s'exécuter sur une photo de plusieurs millions de pixels et il faut faire attention à ne pas le rendre encore plus lent.

mercredi 6 mai 2009

eCafé

Avant de partir en Turquie, je me suis équipé d'un Netbook. Vous savez, ces petits ordinateurs très à la mode qui s'emmènent dans un sac avec vous au travail ou en voyage. Mon objectif premier : décharger les photos, faire des sauvegardes sur clé USB, commencer à trier et commenter les photos. Mon objectif second : surfer sur internet, consulter et envoyer des emails. Mon objectif troisième : passer le temps avec des petits jeux, de la musique ou en consultant des albums photos de voyage. Mon choix s'est porté sur le eCafé de Hercules. Certaines caractéristiques ont attiré mon attention : 6 heures d'autonomie, indispensable quand on peut passer de nombreuses heures dans un car, un train ou un aéroport ; disque dur 60 Go, un peu juste mais suffisant, le stockage sous forme de mémoire flash est par contre insuffisant dommage car ça aurait été moins bruyant et moins fragile ; prise ethernet, pour me connecter à mon réseau local sans même allumer mon PC de salon ; 250 euros, un prix abordable ; système Linux pré-installé, Windows est trop gourmand, inintéressant et mal sécurisé. Au déballage on constate que tout y est. D'entrée l'esthétique est mise à mal lorsqu'on monte la batterie 6 heures qui fait verrue en-dessous du Netbook. A l'usage, la verrue revèle quelques utilités : elle incline le clavier ce qui rend la frappe plus ergonomique et elle sert de poignée naturelle pour prendre en main le Netbook.

On découvre, à la mise en route, l'interface épurée spécialement proposée par Hercules sur son eCafé. Les habitués de Windows voudront installer Windows, les habitués de Linux voudront installer leur Linux. J'ai choisi de garder l'interface épurée pour l'évaluer. Hercules a conçu des d'Univers, chaque Univers permettant d'accéder à des grosses icones pour lancer des applications. Voyons un par un ces univers :

Univers Communiquer : Il comprend, un navigateur Web (Firefox), une messagerie (Thunderbird), un chat (Pidgin), une radio Web (Rhythmbox). Je dois avouer que je suis particulièrement gâté car j'utilise sur mon PC de salon exactement ces quatre mêmes applications, donc aucun souci pour moi d'adaptation ou de transfert de signets, de carnet d'adresse. C'est appréciable. Enfin il y a un outil intitulé Connexions. Indispensable, il permet à l'eCafé de se connecter à internet par Wifi ou par Ethernet. Les connexions Wifi réussies sont mémorisées et la connexion Wifi est automatiquement relancée à chaque démarrage de l'eCafé.

Univers Jouer : Il comprend sept petits jeux de style Tétris, Démineur, Solitaire...

Univers Multimédia : Il comprend, un gestionnaire de photos (F-Spot), un outil de dessin (KolourPaint), un lecteur de DVD externe, un lecteur de vidéo (Totem), un lecteur de musique (Rhythmbox), un lecteur de Webcam fait par Hercules. Comme déjà dit plus haut avec Rhythmbox je suis en terrain connu. Les vidéos ne sont pas vraiment ma tasse de thé. F-Spot est nouveau pour moi, il s'agit de l'application la plus importante sur mon Netbook, j'ai décidé de garder et tester F-Spot.

Univers Travailler : Il comprend, un compte bancaire (HomeBank), un traitement de texte (OOWriter), un tableur (OOCalc), un lecteur PDF (Evince), un agenda (Sunbird), un logiciel de présentation que je ne connais pas. Cet univers ne me concerne pas trop, je préfère utiliser du cloud computing avec mon compte gmail par exemple ou bien éventuellement Abiword pour les lettres et Gnumeric pour le tableur.

On accède aussi aux entrailles de l'ordinateur via un gestionnaire de fichier (Nautilus) et un terminal (celui de Gnome). L'installation de logiciels et la configuration de l'ordinateur se fait avec l'outil Drakconf de Mandriva Linux.

Les trois premiers Univers de l'eCafé correspondent grosso-modo à l'utilisation que je compte en faire. En parcourant le menu principal, je découvre qu'il y a aussi GIMP sous l'intitulé Logiciel de Retouche d'images. Je n'ai pas l'intention de retoucher mes photos sur un Netbook mais avoir GIMP sous la main peut s'avérer utile par exemple pour se faire vite une petite carte postale qu'on envoie par email.

Reste le branchement au réseau local par la prise Ethernet. Avec une box en mode routeur, une fois l'eCafé relié au réseau, l'outil Connexions permet d'accéder en quelques clics à internet. Mon souhait est en fait d'accéder à mon disque dur connecté au réseau. Il devrait être possible de le faire avec Drakconf et les partages réseaux mais j'ai plutôt choisi d'installer avec Drakconf un gestionnaire FTP (gFTP) et de l'utiliser pour transférer mes fichiers du Netbook au disque réseau et vice-et-versa.

La boucle est bouclée, aucun souci même mineur n'est à déploré. Je ne pense pas m'être trompé sur mon achat. Il est possible d'aller beaucoup plus loin avec l'eCafé qui est un véritable ordinateur sous Linux malgré son interface épurée. Je ferai le point là-dessus dans un prochain billet.

dimanche 8 mars 2009

Cahier Gimp n°1 Spécial débutants

Le cahier Gimp n°1 spécial débutants va paraître le 12 mars 2009. Comme annoncé précédemment dans un billet j'en suis l'auteur. J'ai créé un petit site spécialement pour ce livre, vous y trouverez : une présentation, un sommaire détaillé, où trouver le livre, où trouver Gimp. Adresse du site : Cahier Gimp n°1 Spécial débutants. Je m'exprimerai maintenant sur ce livre à partir du mini blog mis en place sur ce site. Si vous achetez ce livre, j'espère que vous l'apprécierez et que, si vous en doutez encore, vous découvrirez que Gimp au quotidien est suffisamment puissant sans être forcément trop complexe pour vos retouches photos. J'espère aussi que ce livre sera utile au projet libre Gimp en augmentant sa popularité, même s'il n'est pour l'instant qu'en français. Plus la popularité est grande, plus il y a de probabilité pour que des développeurs s'investissent et plus le logiciel avance vite. Enfin, je sais que de nombreuses personnes font des petits ateliers Gimp dans des médiathèques ou lors d'événements publics. J'espère qu'avec ce livre, elles trouveront un bon support pour imager et expliquer étapes par étapes les ateliers qu'elles présenteront.

vendredi 9 janvier 2009

Cahier d'exercices Gimp

En septembre j'ai reçu une proposition des Editions Eyrolles pour faire un livre sur Gimp. Rien de bien compliqué, un cahier d'exercices pour débutants avec beaucoup d'illustrations autour du thème de la photographie numérique. Comme j'ai toujours souhaité faire des ateliers plutôt que des conférences ou des grands discours, j'ai accepté la proposition. A la mi-octobre j'ai démarré la rédaction des 49 ateliers avec comme objectif personnel de terminer avant les fêtes de fin d'année. Mission accomplie, après un travail assez acharné. J'ai fini par y passer mes soirées et mes week-end mais j'en suis venu à bout. Je n'ai pas vraiment rencontré de difficultés mais ce fut long car c'est tout simplement long de préparer, rédiger et illustrer 49 ateliers. Mes excellentes connaissances de Gimp m'ont permis de survoler le coté technique des ateliers surtout qu'il s'adresse à des débutants. Pour les photographies je me suis servi principalement de mes voyages comme base des ateliers, Haja et sa nombreuse famille m'ayant apporté de l'aide pour les portraits et les quelques photos à thèmes que je n'avais pas dans mes archives. Pour la mise en forme des ateliers ce fut plus délicat car il faut des ateliers comprenant 6, 18 ou 30 illustrations. Du coup, pour avoir à chaque fois le bon nombre, certains ateliers sont un peu compactés et d'autres un peu dilués. Pour les illustrations, j'ai fait, à la demande d'Eyrolles, des captures d'écran sous Windows. Ce n'est pas mon environnement de travail habituel, aussi j'ai dû sans arrêt booter de Linux à Windows. Les captures d'écran sont demandées en 980x612 pixels ce qui ne correspond à rien au niveau d'une résolution d'écran. J'ai agencé Gimp dans un rectangle de 980x612 pixels ce qui est très restreint, par exemple sous Linux je travaille en 1600x1200 pixels. J'ai préféré ne pas faire de mise à l'échelle des captures d'écrans pour ne pas diminuer la lisibilité des textes. Avec Gimp et un python-fu de ma composition, j'ai découpé toutes les captures d'écrans pour ne laisser apparaître que les 980x612 pixels demandés.

La relecture des ateliers vient de commencer ensuite viendra l'étape excitante de la parution. Le contenu me semble assez complet. Il est divisé en quatre catégories : la prise en main de Gimp, la retouche des photographies, le montage et les trucages, l'exploitation et la finalisation. Le livre expose des ateliers ultra simples jusqu'à des ateliers plutôt moyens en terme de difficulté. Il doit bien couvrir 90% à 95% des activités des photographes amateurs avec Gimp. Les outils utilisés sont suffisamment variés pour initier le débutant aux techniques indispensables à la photographie. Par exemple, Courbes et Masques de calque sont utilisés même si ce ne sont pas de prime abord les outils les plus simples mais pas la Calligraphie qui ne trouve guère sa place dans une utilisation orientée photo de Gimp. Il faut préciser que j'ai utilisé volontairement un Gimp « de base ». Aucun greffon ou script n'a été ajouté pour réaliser les ateliers. C'est cohérent pour un livre « spécial » débutant mais frustant pour un utilisateur avancé qui ne manque pas de compléter son Gimp. Je pense de toute façon que les débutants et les utilisateurs moyens sont le public principal actuel de Gimp. Je ne pense pas qu'un livre avancé soit nécessaire tant que Gimp n'aura pas son nouveau moteur basé entièrement sur GEGL. En attendant, les ateliers sont basés sur Gimp-2.6 évidemment puisqu'il est sorti fin septembre. Je n'ai pas hésité à utiliser des fonctions récentes de Gimp et j'ai même utilisé une action GEGL pour un atelier. Bien sûr je ferai les mises à jour au fur et à mesure des sorties futures de Gimp.

La suite est maintenant sur Cahier Gimp n°1 Spécial débutants

lundi 8 septembre 2008

OpenSuse 11.0

Depuis le 7 octobre de l'année dernière je tourne avec OpenSuse 10.3 et Gnome 2.20, sur une autre partition j'ai une Zenwalk 5.2 mais je ne l'utilise pas au quotidien. Depuis quelques temps j'ai constaté un démarrage de plus en plus lent de mon bureau Gnome. Une puis deux minutes pour voir s'afficher le menu principal Ordinateur qui est me semble-t-il est une personnalisation de Gnome faite par OpenSuse. Et pendant ce temps-là je n'ai accès à aucune application car la CPU tourne à fond. Un bug devenu vite agaçant en quelque sorte.

J'ai décidé de mettre à jour OpenSuse en version 11.0 afin de voir si ça remédie au problème. J'ai donc téléchargé une iso du DVD que j'ai gravée. Plutôt que tout réinstaller comme je fais d'habitude, j'ai opté cette fois pour une mise à jour. Après 1H30 de mise à jour j'ai pu rebooter sur la nouvelle Suse... et mon problème a disparu. Cette mise à jour est un franc succès, j'ai conservé la personnalisation de mon bureau Gnome ainsi que les personnalisations que j'ai pu faire au niveau de mon système, notamment les accès et partages de mon disque dur sur réseau. Il y a juste une bizarrerie que j'ai noté, le nouveau fichier Grub généré par OpenSuse boote par défaut sur Zenwalk et non pas sur OpenSuse !

Concernant la version 11 de OpenSuse et les nouveautés proposées je n'ai pas grand chose à dire car je n'ai pas trouvé grand chose d'intéressant dans les outils que j'utilise au quotidien. Evidemment il y a KDE 4 mais je n'utilise pas KDE et la version 4 ne me convainc pas plus que la 3. Il y a aussi Firefox 3 mais c'est plutôt une mauvaise nouvelle car la version livrée est une béta pour développeurs. Je n'ai pas pu surfer convenablement bien longtemps avec ça et je ne comprends toujours pas ce qui peut pousser les distributions Linux à nous fourguer des versions pour béta-testeurs quand il en existe des stables. OpenSuse a aussi changé de gestionnaire de paquets mais j'utilise Smart, ce dernier est resté opérationnel malgré la mise à jour. En remettant à jour les dépots, j'en ai profité pour installer une version stable de Firefox 3.

Pendant ces onze mois j'ai utilisé avec parcimonie le service one-click install de Suse. Pas de problème particulier à signaler, c'est un service qui marche mais il faut s'en doute faire attention à ne pas trop modifier en profondeur son système. En tout cas me voici reparti pour une année avec OpenSuse et je vais continuer à utiliser ce service one-click bien pratique.

mardi 8 juillet 2008

EXIF tags

Les tags EXIF sont ces données enregistrées lors de la prise de vue par l'appareil photo numérique et contenues dans les images au format JPEG. Parmi ces données deux m'intéressent pour classer mes images, le tag d'orientation qui indique si l'image doit être redressée on non et le tag de la date de prise de vue. J'ai testé un petit logiciel libre spécialisé jhead qui va m'être utile pendant quelques temps au moins.

Concernant le tag EXIF d'orientation je n'avais guère de problème jusqu'à présent, j'utilise sous Linux le gestionnaire d'image GThumb qui est capable de redresser les images par lot. Cependant avec l'arrivée de Gimp-2.4 je me suis rendu compte qu'il y avait quand même un problème, car Gimp-2.4 est devenu lui aussi capable de redresser une image couchée. C'est au premier abord fort pratique sauf qu'on peut demander à Gimp d'adopter ce comportement par défaut et là ça peut rapidement devenir confus. Gimp comme GThumb se basent sur le tag EXIF pour redresser l'image mais ni l'un ni l'autre ne modifie ou supprime le tag EXIF. En conséquence si on redresse l'image avec GThumb et bien Gimp qui se base sur le tag EXIF continue à redresser l'image... et donc la tourne alors qu'il ne faudrait pas. Vraiment dommage car il n'y a pas de moyen simple pour dire à Gimp d'arrêter de redresser les images par défaut ! En plus lorsqu'on ouvre une image avec Gimp on ne sait jamais si elle est en réalité couchée et redressée à cause du tag EXIF ou bien en réalité redressée et sans tag EXIF. Il n'y a qu'une solution : modifier ou carrément supprimer ce tag EXIF une fois le redressement effectué. Gimp ne le fait pas, GThumb annonce la possibilité de faire un reset du tag EXIF d'orientation depuis la version 2.10.8 (mars 2007), jhead le fait depuis Mathusalem. Je vais donc utiliser jhead temporairement pour redresser mes photos jusqu'à la mise à jour de mon GThumb-2.7 en version 2.10.

Le tag EXIF de la date de prise de vue ne m'avait guère été utile jusqu'à présent. Mais maintenant beaucoup de gens ont des appareils photos numériques et il est facile de s'échanger des photos prises durant le même évènement. J'ai eu deux fois de suite la posibilité de créer des albums photos à partir de photos prises d'appareils différents. Le classement par date permet alors de les consulter dans l'ordre chronologique sans se soucier de qui a pris la photo ce qui est plutôt sympa. Oui mais... pour que ça fonctionne il faut que les horloges des appareils sont synchronisées, hors ce n'est jamais le cas. La solution la plus simple est de prendre en même temps une photo quelconque avec les différents appareils ainsi on connait le décalage d'horloge entre chaque appareil. Ensuite jhead fera le travail, il permet de décaler d'une valeur donnée toutes les dates EXIF d'un lot de photos, on peut donc ainsi les resynchroniser dans le temps. Ensuite il suffit de mettre toutes les photos dans le même répertoire et puis de les classer par date EXIF. Mieux encore, on peut utiliser à nouveau jhead pour les renommer en fonction de la date EXIF et les classer simplement par nom de fichier.

Jhead s'utilise en ligne de commande mais on peut créer puis utiliser des commandes types depuis pas mal d'applications. Ainsi GQView accepte des commandes, Nautilus applique par lot des scripts, Gimp possède les python-fu qui permettent aussi de lancer des commandes. C'est probablement un python-fu que je vais me faire pour effectuer la synchronisation de façon entièrement automatique à partir de photos prises aux même instants des différents appareils.

mercredi 16 avril 2008

Logiciels libres et alsacien

Depuis le temps que je fais des traductions pour un certains logiciel libre, Gimp pour ne pas le nommer, je me suis souvent demandé par curiosité s'il existait des logiciels libres traduits en alsacien. En effet, je constate qu'il existe des projets de traductions en breton : Un CD de logiciels libres et gratuits, entièrement en breton, désormais disponible et je me souviens aussi l'été dernier à La Paz en Bolivie d'avoir vu une affiche : Abiword en Aymara. Alors quid de l'alsacien ? Autant le préciser tout de suite, je vis en Alsace, mon père était un alsacien pure souche mais je n'en suis pas un car j'ai vécu mes 30 premières années hors Alsace. Pourtant, jour après jour, j'attends parler couramment cette langue encore bien vivante mais en voie de disparation lente mais certaine car le parlé n'est pas transmis aux nouvelles générations. Le logiciel libre est une excellente opportunité de maintenir vivante la langue, les défenseurs du breton l'on bien compris.

Une des premières choses qui m'a interpellée est qu'il n'y a pas de code de langue à deux lettres pour l'alsacien. Dans les logiciels libres on utilise principalement les codes ISO-639-1. On y trouve le breton, le corse, le catalan, le basque mais point d'alsacien. Pourtant la langue la plus parlée en France après le français. Pas cool. On apprend sur Wikipedia à la page Alsacien que le code officiel (SIL) est gsw. Ce code désigne de l'alémanique, il semble un acronyme bidon tiré d'un mélange de German et SchWyzerdütsch. L'alémanique se veut une famille regroupant l'alsacien, le souabe et le suisse allemand. Pour séparer l'alsacien des autres langues, il faut encore préciser le pays d'origine de la langue, ce qui donne en final gsw_FR. Alsacien se dit Elsässisch, le code els est libre et je le trouve d'un bien meilleur goût que gsw_FR.

Après ce décryptage digne de Champollion pour trouver le code de langue de l'alsacien, je constate qu'il n'est guère utilisé dans les logiciels libres. C'est le domaine du commercial qui mène la danse depuis une bonne décennie maintenant. Les livres en alsacien (dits alsatiques) sont choses communes de nos jours, en librairie, dans les médiathèques il y en a partout. Pire Microsoft a décidé de choisir l'alsacien comme langue de test pour étendre sa suite bureautique Office aux langues régionales en collaboration avec le Conseil général d'Alsace et l'Institut de traduction Marc Bloch de Strasbourg. On peut télécharger un pack CLIP alsacien sur le site de Microsoft. On parle même sur internet de Vista en alsacien ! On voit donc qu'il y a un gros effort à fournir du coté des logiciels libres, au moins sur les logiciels phares comme Firefox et OpenOffice.

vendredi 18 janvier 2008

Photolabo pour Gimp-2.4

Avant et après la rédactions des articles du Linux Pratique je me suis attaché à mettre à jour pour la version 2.4 de Gimp mes Python-fu regroupés sous le nom de projet Photolabo. Cela m'a pris pas mal de temps. D'abord une des nouveautés de Gimp-2.4 est le retour des Python-fu sous Windows. J'ai donc testé tous mes Python-fu sous Windows et j'ai rencontré des problèmes d'encodage du système et des fichiers que je n'avais pas sous Linux étant en utf-8. Par coincidence Sylvie Alexandre avait fait la même chose et en échangeant nos idées je me suis décidé à utiliser la déclaration unicode qui fonctionne sous Windows XP et Linux (à priori sous Mac OSX aussi). C'est aussi elle qui m'a suggéré l'utilisation de la fonction Python glob ce qui m'a permis de pas mal simplifier mes scripts batch. J'en ai profité pour retirer la dépendance vis-à-vis PIL qui existait sur certains scripts. C'est à dire si PIL est installé alors il sera utilisé là où il est plus rapide sinon c'est Gimp qui fera les opérations. Finalement il m'a fallu encore ajouter à mes Python-fu le support de gettext du GNU qui apporte l'internationalisation (vous trouverez une explication de comment faire dans le magazine Linux Pratique HS13). Enfin j'ai ajouté quelques fonctionnalités au passage : Fileresize peut redimensionner en batch les fichiers XCF tout en conservant les calques à l'intérieur, corrigé quelques bogues, PhotoDuplicate qui était avant séparé fait maintenant partie de Photolabo.

J'attends encore la disponibilité des infos EXIF dans les Python-fu. Je voudrais synchroniser depuis Gimp des photographies venant d'appareils différents pour en faire une galerie unique. Honnetement on peut déjà le faire car il y a bien sûr d'autres moyens que Gimp pour récuperer les données EXIF dans un script Python. Peut-être que je pourrais aussi étendre Fileresize pour qu'il conserve les calques dans les formats gif et psd, juste une idée comme ça car je n'en ai guère besoin.

lundi 14 janvier 2008

Linux-pratique HS13 Gimp-2.4

Le magazine Linux-pratique va sortir le 18 janvier un hors-série dédié à Gimp-2.4. Pour la première fois j'ai rédigé des articles qui paraîtront dans ce magazine. C'est en fait à la suite de rencontres autour de Gimp et des logiciels libres qui j'ai mis la main à la pâte. D'abord j'ai rencontré une première fois Denis Bodor à la médiathèque de Sélestat. J'étais venu car il faisait une présentation de ... Gimp. Ensuite on s'est revu à Strasbourg au restaurant La Bourse, c'est Dave Neary de passage dans la capitale alsacienne qui nous avait contacté pour un diner entre amis du libre. Denis avait évoqué la possibilité pour nous de rédiger des articles sur Gimp et j'avais été intéressé. C'est ainsi que Fleur Brosseau qui travaille avec Denis m'a contacté mi-Novembre pour participer à un hors-série Gimp spécial version 2.4.

J'ai commencé par un article présentant les nouveautés de Gimp-2.4. Assez facile pour moi car j'ai déjà rédigé le document Nouveautés de Gimp-2.4. J'ai juste changé un peu le style pour l'adapter à la mise en page de Linux-pratique. Je me suis lancé dans un deuxième article que je pensais rapide à faire. Un article sur les Python-fu. Erreur d'estimation, il m'a pris beaucoup de temps. J'ai d'abord pris le temps d'expliquer les bases et notamment j'ai listé les différents paramètres. Ensuite j'ai repris mes scripts template depuis le début en les expliquant pas à pas et en les adaptant au passage à la version 2.4 de Gimp. J'ai utilisé la fonction python glob qui m'a permis de simplifier les scripts et j'ai aussi ajouté l'unicode pour le support sous Windows. J'avais progressé récemment là-dessus suite à quelques courriels avec Sylvie Alexandre qui avait testé mes python-fu sous Windows (merci pour son aide). Enfin j'ai expliqué comment internationaliser un python-fu, cette possiblité étant nouvelle avec la version 2.4 de Gimp. Au passage j'ai testé mes templates sous Windows et j'ai dû déposer un rapport de bogue car ça ne fonctionnait pas comme attendu. J'ai fini cet article de justesse avant Noël. J'ai enchaîné avec un troisième article très court que j'ai intitulé Gimp-2.4 et après où j'évoque ce que je sais aujourd'hui de la future version 2.6.

Fleur a semblé très contente par le travail fourni par l'ensemble des rédacteurs : André Pascual, Olivier Saraja, Cédric Gemy et moi-même. Denis Bodor a dû également participer. Elle avait très d'articles pour un seul magazine alors elle va en faire deux ! Si j'ai le temps je rédigerai un quatrième article mais pour l'instant je ne le sens pas... on verra bien. En attendant bonne lecture de Linux-pratique HS13 Gimp-2.4

dimanche 7 octobre 2007

OpenSUSE 10.3

Ma vieille OpenSUSE 10.1 datait un peu (déut 2006) et j'ai donc décidé de profiter de la sortie récente de la version 10.3 de OpenSUSE pour faire une réinstallation complète de mon système Linux. Pas de tergiversations, d'habitude je commence par faire une installation de test sur une partition de mon disque dur, j'utilise fréquemment cette partition de test pour installer et jouer avec des Ubuntu, Zenwalk, Puppy, etc., mais avec SUSE c'est de la qualité, du sérieux, et je n'ai eu aucun doute avant d'installer. J'ai commencé par récupérer une image iso appelée CD-Gnome sur OpenSUSE Software que j'ai gravée. L'installation par ce biais s'avère en final très longue car quasiment tout le contenu de la distribution est téléchargé sur internet. Je n'ai pas compté mais ça a bien dû durer la bagatelle de six heures. En plus le cédérom gravé ne sert quasiment à rien alors autant choisir l'option DVD.

Ensuite c'est le premier démarrage sur le tout nouveau tout beau bureau Gnome-2.20. A noter que OpenSUSE propose ce nouveau Gnome avant même Ubuntu ! Comme j'ai bien sûr conservé mes données personnelles, mon bureau présente un aspect très ... personnel. Mais il y a un truc bien particulier à OpenSUSE (depuis la 10.2) c'est le remplacement du menu classique Démarrer par un panneau Ordinateur copie conforme de ce qui ce fait sous Windows depuis XP. Pour favoriser la migration de nos amis les Windowsiens ? Sans nul doute mais je ne l'apprécie pas trop.

Coté matériel, rien à dire ça fonctionne évidemment puisque dans mon cas ça fonctionnait déjà avant. Au moins il n'y a pas eu de régression. Coté applications je restais sur ma fin avec OpenSUSE 10.1 et là je vois des améliorations. D'abord il y a Yast2 pour gérer la base des applications, ça fonctionne (pas toujours j'ai eu un plantage) mais c'est lent, répétitif et bourré de messages à la con. L'amélioration c'est que maintenant on peut aller sur Get Software from the openSUSE Build Service pour télécharger des tas de paquets compatibles SUSE. En fait, si j'ai bien compris, ils sont construits directement depuis internet par des contributeurs. Le meilleur c'est qu'un seul clic depuis le navigateur lance une installation automatique. Yast2 c'est long mais c'est bon. Du coup ça élargit terriblement le champ des applications et la réactivité des mises à disponibilté des paquets. C'est une excellente idée. A coté de Yast2 il y a toujours Smart de disponible dans SUSE, beaucoup plus rapide que Yast2. La configuration de Smart n'est par contre pas réalisée par défaut mais de sympathiques scripts sont mis à disposition sur le site Kameleon Facile.

Là où j'ai coincé un peu c'est sur l'installation de la toute dernière version instable 2.4-rc3 de Gimp. Elle est fournit avec OpenSUSE mais pas installée par défaut, à la place on a la version stable 2.2.17 ce qui est correct pour 95% des utilisateurs (un gage de sérieux, n'est ce pas messieurs de Mandriva qui osent fourguer une 2.3.10 avec leur distribution !). Hors si on essaye d'installer l'instable on obtient des conflits avec la stable (ce qui est toujours correct) mais leur résolution m'a conduit à désinstaller la version stable et à obtenir à la place une version instable qui n'a pas voulu se lancer !! Pas terrible.

De toute façon, stable ou instable je compile toujours mon Gimp. Du coup ça se lance, ça ne plante pas et c'est une version complète et optimisée pour mon PC. Hors OpenSUSE n'est pas très sympa pour ça, d'abord il n'y a même pas GCC d'installé par défaut (un comble) et puis il faut comme toujours se faire chier à récupérer une myriade de paquets devel pour des librairies qui sont pourtant déjà installées. C'est chiant, inutile car de toute façon 6 heures ou 6 heures 15 d'installation je ne vois pas la différence mais passer une heure à chercher des paquets de dev ça me gave. Concernant Gimp les principaux paquets à récupérer sont dans Gnome Unstable. Une fois cette corvée terminée Gimp compile sans problème en version stable ou instable selon votre désir :)

jeudi 26 juillet 2007

Yoono

Depuis quelques jours je m'amuse avec Yoono. C'est une petite extension à Firefox (existe aussi pour IE et en version autonome) qui est destinée à faire du social-bookmarking, ou pour éviter le franglais à partager ses liens stockés dans le Marque-pages. Une fois l'extension installée on passe par un petit dialogue qui vous demande ce que vous souhaitez partager comme dossier dans le marque-pages. Et c'est parti ! Sauf qu'en jetant un oeil le lendemain sur mon profil Yoono je me suis rendu compte que tous mes liens avaient été transférés sur leur serveur y compris ceux que je ne voulais pas partager !? Gloups. En fait j'ai découvert rapidement qu'on peut par un clic-droit sur un dossier définir s'il est privé ou public. Si un dossier est déclaré privé il est effacé de leur serveur. Ouf ! Une fois que je me suis organisé voici ce que ça a donné : mes Liens sur Yoono. Vous pouvez donc cliquer sur mes liens qui correspondent évidemment à certains de mes centres d'intérêt. Jusqu'ici rien de nouveau. Là où ça devient sympa c'est que vous pouvez afficher dans Firefox un Panneau latéral Yoono dont le contenu évolue dynamiquement avec la page web que vous consultez. Il contient une liste intitulée Liens similaires qui est établie à partir des similitudes trouvées dans les fichiers de liens des autres Yooser (les membres de Yoono se nomment ainsi). En dessous on vous propose une liste de Yooser supposés experts dans le domaine du site que vous êtes en train de consulter. Vous pouvez consulter leurs liens. Enfin encore plus bas une liste intitulée Blogs et articles. La première partie, les liens similaires, est vraiment intéressante à condition que la popularité dépasse le niveau de 1. Ainsi pour mon site Gimp-fr.org, je retrouve des liens vers Aljacom (8), Imagimp (7), Gimp-attitude (6), etc. Que du bon. J'ai noté que sur d'autres sites le résultat était aussi convainquant. La deuxième partie, les experts Yooser est moins intéressante. Peu ergonomique et pas forcément pertinente. Pour apparaître comme expert de Gimp-fr.org il m'a fallu mettre des liens vers mon propre site dans mon Marque-pages. La méthode est simple et le résultat est là mais ça veut dire que les gens s'auto-déclarent experts. La troisième partie reste pour moi désespérement vide, je n'ai pas encore cherché à comprendre son fonctionnement.

samedi 2 juin 2007

Exalead à l'assaut de Google

En surfant sur Wikipedia je suis un jour tombé sur un moteur de recherche français concurrent de Google. Son nom : Exalead. Toujours curieux, surtout lorsqu'il s'agit de produits de l'hexagone, je l'ai utilisé en parallèle de Google pendant quelques temps. C'était d'autant plus d'actualité pour moi que j'étais en train de lire un livre emprunté à la médiathèque d'Illkirch : Google story. De ce livre je n'ai pas tiré grand chose que je ne savais déjà où que j'avais pu observer, ah si quand même l'énorme valeur boursière de Google et toutes les incroyables facilités données aux employés de Google. Sur le plan technique Google utilise la technologie brevetée du Pagerank qui consiste à classer les sites par la quantité de liens qui pointe sur eux. Ainsi si je tape le mot gimp dans le champ de recherche de Google je tombe sur le site http://www.gimp-fr.org/ ce qui veut dire que vous êtes nombreux à avoir mis ce site dans vos liens publics. Du moins c'est ce qu'on voit dans Google France parce que si on recommence la même opération dans Google en allemand ou en espagnol et bien les résultats n'ont rien à voir même si à chaque fois on coche l'option de recherche sur Tout le Web. On voit par cette manipulation que Google filtre les résultats en fonction de divers critères qui vous sont propres et qui ne sont pas explicites. Il est aussi notoire qu'en Chine la version proposée de Google est bridée à la demande du gouvernement chinois. Avoir un deuxième moteur dans son sac si possible contrôlé par un pays différent, n'est donc pas forcément inutile.

Maintenant parlons d'Exalead. J'aime bien avoir un champ de recherche disponible directement dans mon navigateur (Firefox) d'où je peux sélectionner différents moteurs ou sites de recherche, Google, Wikipedia, Wiktionnary, eBay, Suse (ma distribution Linux), etc. Avec plaisir en un seul clic j'ai pu ajouter Exalead dans cette liste. Une fois la première recherche effectuée (exemple de recherche gimp) il est très facile d'affiner les résultats dans Exalead. Déjà les résultats ne sont pas une simple liste textuelle mais il y a en plus une vignette qui montre un aperçu. Un confort visuel supplémentaire très important. Sur la droite un cadre intitulé Préciser la recherche s'avère redoutable, il permet de préciser les termes de la recherche, sélectionner des formats vidéo ou audio, préciser la langue, des annuaires et plein d'autres choses encore. On touche à mon avis ici au point fort d'Exalead incontestablement supérieur à Google dans ce domaine. Ajoutons aussi qu'Exalead permet de rechercher directement des mots dans l'encyclopédie Wikipedia ce que ne fait pas non plus Google.

Du coté de la publicité j'ai toujours trouvé Google particulièrement impressionnant. Voici une société qui a refusé la solution la plus évidente : mettre dans la publicité sur sa page de garde qui sera pourtant toujours très visitée (probablement la plus visitée en monde d'ailleurs). Trop facile pour Google et surtout trop envahissant pour les utilisateurs qui préfèrent un page épurée. Avec de la publicité on ne peut plus non plus continuer à croire à l'intégrité des résultats proposés. Google a séparé les liens publicitaires des résultats dans la recherche pour les mettre dans un cadre discret à droite. Malgré ce comportement désintéressé (à la limite de l'idéalisme) il y a des gens qui continue à croire que les résultats de la recherche sont en réalité ceux qui ont payé le plus cher ! En réalité Google est une société extrèmement lucrative mais c'est parce qu'ils ont inventé une forme de publicité nouvelle (le système AdSense) bien plus intelligente et meilleure que de transformer une page de garde en sapin de noël. Bon, revenons à Exalead. Je ne sais pas comment la société gagne de l'argent ni de quel financement extérieur elle bénéficie. Je sais juste que le moteur de recherche Exalead fait partie du projet européen Quaero. La page de garde est exempte de publicité. Par compte dans les résultats de recherche viennent systématiquement se glisser des liens dits sponsorisés. À ce que j'ai constaté la quantité varie de 1 à 3 par page. On ne peut guère y échapper car ils sont situés au début et à la fin de la liste de résultats. Chez Google c'est visuellement moins intrusif. De plus la publicité n'est pas ciblée chez Exalead, Google a eu en plus ce choix judicieux de mettre des publicités accordées aux termes de recherche. Ce qui fait qu'une publicité chez Google a fini par devenir une liste de liens utiles et non pas intrusifs dans l'esprit de beaucoup de gens. Malins chez Google !

Du coté de la pertinence des résultats Exalead semble bien être à ce jour un ton au-dessous. Et c'est bien dommage car c'est quand même le principal. La faute à mon sens à la grande différence en nombre de pages indexées (les pages web répertoriées si vous préférez). Exalead comme Google affichent le nombre de pages trouvées dans une recherche et c'est là qu'on voit une différence importante. Par exemple la recherche du simple mot France donne 186 millions de pages dans Exalead contre 772 millions dans Google. Le rapport reste à peu près toujours entre 3 et 10 qu'elle que soit la recherche. Quantité n'est pas qualité mais on sait aussi que Google est très redoutable quant à la qualité. Par exemple pourquoi Exalead pointe-t-il sur http://www.linux-france.com lorsqu'on cherche le mot France ? Incompréhensible... même pour un linuxien. Si je reviens à la recherche sur le mot Gimp, Exalead par contre me propose cette fois le site http://www.gimp.org ce qui selon moi est le résultat juste. Par contre on trouve en quatrième position le site http://www.gimp.fr qui est un site obsolète, un site occupé en fait préalablement par un cyber-squatteur qui profitait abusivement des facilités du système de publicité de... Google. Rien n'est parfait donc et pourquoi s'en tenir à un seul moteur de recherche ? Pour finir je montrerai que parfois il n'y a rien de pertinent ni dans l'un, ni dans l'autre. Faites comme exercice une recherche sur le terme jardin 2 rives dans Exalead comme Google vous tombez sur mon propre site web, sur la malheureuse galerie d'une dizaine de photos prises lors de mon passage là-bas !! Je doute que ce résultat soit pertinent même s'il me flatte. On se demande aussi comment Google avec sa technologie de Pagerank a bien pu aboutir à lister ma galerie comme premier résultat ? Et comment Exalead a-t-il fait pour aboutir au même résultat grotesque que Google s'il n'utilise pas la même technologie ? Si vous avez la solution je suis preneur.